
Depuis deux ans au moins, les moyens alloués à la recherche aux USA sont devenu de plus en plus minces. Rien en comparaison avec ceux des chercheurs Français (j'hallucine de voir les budgets ici), mais il n'en reste pas moins que même si les bourses NIH, entre autres, sont toujours aussi élevées en montant, leur nombre a considérablement baissé. En somme, la masse monétaire à partager entre toutes les équipes est moindre, donc les chances d'obtenir une bourse est diminuée notablement.*
Si vous bossez sur un sujet porteur comme HIV (comme MrFroggy), il est relativement "facile" de se faire financer. Par contre, des que vous sortez des sujets vraiment bio ou clairement affichés "avec applications bio" comme c'est le cas pour mon labo, çà devient très dur de se classer parmi les 10 premiers qui vont recevoir de l'argent.**
Alors, c'est avec soulagement que le "
stimulus package" de Obama arrive. En effet, il a annoncé dès sa prise de fonction que pour relancer l'économie, çà passait par injecter de l'argent pour la recherche universitaire, puisque la recherche permet de conserver de l'emploi et même d'en développer (tiens, tiens, je connais un nain qui devrait un peu écouter et en prendre de la graine). Du coup, on parle quand même d'un supplément de $10.4 billions qui va être injecté dans le NIH (
National Institute of Health, l'équivalent du CNRS Français). Ce budget est mis en circuit dès maintenant, et les instances du NIH privilégient des projets à moyen terme (2-3 ans) et à financer très rapidement. Alors, cette semaine je me retrouve avec deux
Grants à boucler pour profiter de la vague et peut-être recevoir de l'argent pour commencer à développer mes propres projets. Comme quoi, tous les chercheurs ne sont pas de feignants ;O). Enfin, je dis çà, je dis rien, hein ?!
* Énormément de labos voient leurs effectifs réduire de moitié, ou refusent de prendre des post-docs faute de financement.
** dans mon cas, il y a aussi d'autres considérations à prendre en compte (nombre de publications/an par exemple ...) mais même des professeurs très connus et qui publient ont quand même des soucis financiers.