2+1 = 3

3 ans qu'on s'est posé sur le sol Américain.

Il y a trois ans, on avait dans l'idée de rester 1 ou 2 ans max, histoire de se faire de l'expérience.

En 2 ans, on a réalisé que même si on veut, c'est pas si facile de trouver un poste en France. On se heurte au système Français : postes académiques signifient mascarade des concours de Maîtres de conférence où il est clair que pour lécher les pompes une année durant, c'est pas facile à distance. Il ya aussi l'option revenir en ATER/post-doc, pour se chauffer la place, sans garantie d'être pris au bout du compte, mais c'est un pari un peu risqué (d'autant plus si on est 2 concernés).
Quant aux offres de postes en France, çà se bouscule pas non plus au portillon, surtout au niveau PhD.

Alors, le "choix" de rester ? On commence à avoir notre vie ici, le boulot est pas mal. On a donc participé à la loterie pour la Green Card cette année. Si on "gagne" pas, on entamera probablement les démarches pour l'avoir par voie classique, histoire d'assurer nos arrières.

Espérons que dans un an, les choses auront tout de même bougé, puisque nous attendons tous les deux un changement de statut de la part de l'Université.
RDV dans un an pour le bilan.

3 commentaires:

bluelulie a dit…

Vous etes sous un visa etudiant pour l'instant ou H1B? En tout cas, ne pensez pas trop longtemps, si vous vlouez commencer pourla carte verte, faites-le maintenant, au pire vous partez et la demande s'arretera. Il faut compter 5-6 ans d'attente sur la carte verte (en moyenne).

Cécy a dit…

La carte verte via le travail prends beaucoup de temps. N'hésitez pas à commencer les démarches si vous pouvez dans ce cas là.

Jerome ITU a dit…

Nous, nous avions pris l'option de rester un an de plus (2+1), vu les échecs répétés aux concours, en se disant que se donner du temps serait une bonne option.

Et puis, nous sommes rentrés avant la fin de la troisième année, ma femme ayant décroché un post-doc, dans une région aussi intéressante pour moi pour retrouver un job (Sophia Antipolis).

Au bout d'un an, son labo d'accueil ouvrait un poste d'enseignant-chercheur, dans un autre thématique que la sienne certes. Mais étant sur place, ça a été plus facile de faire du lobbying.

Elle a fini seconde du concours. La première s'est désistée, et elle a eu le poste.

Voilà, simplement, mon expérience de la chose... C'est clairement la galère, heureusement qu'il y a les plaisirs de l'expatriation pour compenser ;-)